Enterre-moi!
je t’aime tant
que j’en suis ivre –
je ne peux vivre
mon cher, sans toi,
promets-moi
de me porter en terre.
– Januari 2026
Geïnspireerd door de film over Pierre Bonnard
Lit de feuilles
Répondez !
Les amis d’aujourd’hui et de jadis
pour mon saut dans l’inconnu
un abîme que l’on n’a jamais vu
Regardez-moi d’un bon œil
et soyez comme un lit de feuilles
Faites en sorte que ma chute soit douce
J’ai besoin de vous tous
Aliénée du monde et de ses lois
Fortune, je ne te trouve pas
Et Aphrodite, tu étais mon amie
C’est pour cela que je crie
Je collectionne tous les copains
Afin de supporter mon destin
– Mei 1999
La Garde Freinet
Le mets délicat
Je ne suis pas un confit de canard
Ni un sandwich simple au tartare
Pas un ris de veau ou foie gras…
Est-ce qu’il y a un plat comme moi ?
Pas un poulet farci épinards ricotta
Ni gratin dauphinois ou burrata
Des escargots, une bisque de homard,
Peut-être un petit goût de caviar ?
Un gigot d’agneau est certainement trop
Des petits amuse-gueules, un artichaut ?
Crème brûlée non plus, mousse au chocolat ?
Existe-t-il un plat comme moi ?
Je voudrais être une morille ou une Génoise
Une canette de Bresse au vinaigre framboise
Avec n’importe quels ustensiles de table
Dis-moi que tu me trouves plus que mangeable:
‘Toi, mise en bouche raffinée et délicieuse,
aux saveurs rares, subtiles et précieuses
Plus encore du vin rouge intense et profond
ton goût est plein, avec des tanins ronds’
– Augustus 2002
Café au lit
Condamné par les lois de la vie
le soleil est triste et sans amis
où y aller et avec qui ?
La lune est partie
et les étoiles aussi
tant pis…
Si l’on manque d’énergie
il y a toujours un alibi
c’est l’heure du café au lit
Le dernier train
La vie se tisse en rideaux de velours,
Peu conscient du temps qui court.
Calme rivière ou mer en rage,
Chaque instant tourne une autre page.
Quand les souvenirs font la loi,
on ressent le soleil couchant en soi,
Comme un ciel pur, sans un chagrin,
Alors s’annonce le tout dernier train.
Mais la route peut s’étendre encore,
Offrant des vues qu’on garde au cœur.
On ne sait pas d’òu provient le vent,
Mais ce qui vit, ne vit pas éternellement.
Chéris ce que la vie te prête,
Chéris ton âme, simple et discrète.
Prends soins de La Terre Mère,
et entends les hymnes de l’univers.
Laisse les oiseaux chanter l’aurore,
Laisse les roses s’épanouir encore.
– Juni 2025
PS Le temps ne court pas. Il passe simplement.
C’est l’humanité qui court. Après quoi ? A sa perte ?
